À quelle saison les grands feux sont-ils signalés au Québec et en Colombie-Britannique ?
Dans la base canadienne, le mois dominant est juin au Québec et juillet en Colombie-Britannique si l’on classe les grands feux de 2004–2023 par mois de signalement et que l’on additionne leur superficie finale. Le même classement subsiste en retirant 2023.

Signalements et superficies par mois

| Signalement | Québec : feux | Québec : ha | C.-B. : feux | C.-B. : ha |
|---|---|---|---|---|
| Janvier | 0 | 0 | 1 | 310 |
| Février | 0 | 0 | 1 | 398 |
| Mars | 0 | 0 | 3 | 786 |
| Avril | 0 | 0 | 28 | 95 303 |
| Mai | 91 | 1 873 518 | 83 | 1 309 191 |
| Juin | 351 | 4 683 933 | 167 | 1 421 068 |
| Juillet | 214 | 1 682 846 | 560 | 4 195 600 |
| Août | 6 | 3 064 | 283 | 1 174 035 |
| Septembre | 2 | 20 648 | 29 | 29 372 |
| Octobre | 1 | 261 | 8 | 4 907 |
| Novembre | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Décembre | 0 | 0 | 0 | 0 |
Citer ce résultat
De 2004 à 2023, les feux d’au moins 200 ha signalés en juin par le Québec cumulent environ 4,68 millions d’hectares de superficie finale. En Colombie-Britannique, le maximum revient aux feux signalés en juillet, environ 4,20 millions d’hectares. Calcul Climats.com sur la base ponctuelle du SCF. https://www.climats.com/meteo/saison-des-feux-de-foret.html#resultat
Lire correctement le mois d’un incendie
L’échantillon retient 665 feux déclarés par le Québec et 1 163 par la Colombie-Britannique. Le filtre utilise l’agence provinciale, une date de signalement dans l’année et une superficie finale d’au moins 200 hectares. Les dossiers signalés comme brûlages dirigés sont exclus. Les relevés attribués à Parcs Canada forment une agence distincte.
Le nombre de feux et le total de leurs surfaces ne racontent pas la même histoire. Le périmètre final d’un seul grand incendie peut peser davantage que de nombreux foyers. Attribuer toute cette surface à la date du signalement ne permet pas de savoir combien d’hectares ont brûlé chaque jour.
Pourquoi isoler la saison 2023 ?
Les travaux sur 2023 décrivent la combinaison de conditions chaudes et sèches étendues sur le pays avec des situations régionales différentes. La sécheresse prépare les combustibles et le vent peut accélérer la propagation. Les départs de feu, la végétation et les interventions comptent aussi.
Le sélecteur permet de retirer cette année du calcul sans changer les règles. Ni cette comparaison historique ni la moyenne d’un mois ne fournissent le danger d’incendie du jour. Les données déclaratives peuvent évoluer après révision des superficies.
Sources et méthode
- Service canadien des forêts · base nationale ponctuelle complète
- SCF · définitions des champs du fichier
- Jain et al. · facteurs météorologiques de la saison canadienne 2023
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